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Cours de l'Ecole du Louvre à Moulins

Description

Cours du Louvre à Mouilns : 2022
10 janvier – 17 janvier – 24 janvier – 31 janvier – 7 février

Ouvert uniquement sur inscriptions sur le site de l’Ecole du Louvre
https://auditeurs.ecoledulouvre.fr/catalogue/auditeurs/regions/cours-regions

Cours du Louvre en région : 2022

10 janvier – 17 janvier – 24 janvier – 31 janvier – 7 février

Ouvert uniquement sur inscriptions sur le site de l’Ecole du Louvre
https://auditeurs.ecoledulouvre.fr/catalogue/auditeurs/regions/cours-regions

La sculpture française aux XVIIe et XVIIIe siècles
Par Lionel Arsac, conservateur du patrimoine, département des Sculptures, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Durant près de deux siècles, la sculpture connaît en France de profondes mutations. Le maniérisme hérité de la Renaissance est progressivement supplanté par une veine plus classicisante qui triomphe sous le règne de Louis XIV. Par ses innombrables commandes et son exigence, le souverain favorise l’émergence d’une école française de sculpture qui compte dans ses rangs de grands génies, comme Girardon, Coysevox et Puget. Synonyme de perfection des arts, le règne de Louis XV est marqué par les courants divers qui, de la fougue baroque à la tempérance néoclassique, témoignent de l’incroyable inventivité d’artistes aussi prolifiques qu’Adam, Bouchardon, Pigalle, Houdon ou encore Pajou. Tout en honorant de prestigieuses commandes royales, les sculpteurs se conforment également aux aspirations de la clientèle privée, des amateurs et de la critique d’art. La Révolution française bouleverse le système artistique traditionnel et il revient aux sculpteurs de célébrer le nouvel ordre social.

Lundi 10 janvier 2022
Cours 1 : De Henri IV à Louis XIV : l’émergence d’une école française de sculpture
18h30- Amphithéâtre de la Salle des Fêtes

Après la période troublée des Guerres de Religion, le règne de Henri IV favorise un renouveau des arts. Dans le domaine de la sculpture, la figure du roi s’impose progressivement. Dans les années 1640-1660, Jacques Sarazin et les frères Anguier sont les principaux acteurs d’une sensibilité classicisante qui s’affirme aussi bien dans l’art du portrait que dans la sculpture monumentale et funéraire, dont le tombeau du duc de Montmorency, à Moulins, est l’un des chefs-d’œuvre.

Lundi 17 janvier
Cours 2 : La sculpture sous Louis XIV : le temps du roi
18h30- Amphithéâtre de la Salle des Fêtes
Louis XIV donne au mécénat royal un éclat sans précédent en s’appuyant sur une administration réorganisée et des académies florissantes. Dès la fin des années 1660, Versailles concentre l’essentiel des commandes royales. À travers le marbre, le bronze, le plomb ou le stuc, les frères Marsy, François Girardon ou Antoine Coysevox célèbrent le roi par l’allégorie et la mythologie. La référence à l’antique devient prépondérante lorsque la cour s’établit officiellement à Versailles, en 1682 : désormais, Louis XIV fait du palais d’Apollon la plus imposante résidence d’État en Europe.
Photo- légende / Miron de Cortone par Pierre Puget, 1670

Lundi 24 janvier
Cours 3 : Du crépuscule du Soleil à l’épanouissement de l’art rocaille
18h30- Amphithéâtre de la Salle des Fêtes
L’enfance et la grâce caractérisent la sculpture qui s’épanouit dans les jardins de Marly durant les dernières décennies du règne de Louis XIV. Sous la Régence, une nouvelle génération d’artistes s’impose sur la scène artistique parisienne, bien souvent au service d’une clientèle privée. Michel-Ange Slodtz et Lambert-Sigisbert Adam, entre autres, adaptent à la tempérance française le grand art baroque qu’ils découvrent en Italie.
Photo légende : La Renommée du Roy montée sur Pégase par Antoine Coysevox, 1702

Lundi 31 janvier
Cours 4 : Louis XV, un moment de perfection dans l’art français
18h30- Amphithéâtre de la Salle des Fêtes
La question du rapport entre nature et idéal antique devient essentielle à partir des années 1740, notamment pour Edme Bouchardon, génial sculpteur qui bénéficie d’importantes commandes royales. Auteur de plusieurs monuments publics à la gloire de Louis XV, Jean-Baptiste II Lemoyne forme les principaux sculpteurs actifs dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Soutenus par Mme de Pompadour, Jean-Baptiste Pigalle et Etienne-Maurice Falconet créent des merveilles de grâce et de spontanéité tout en s’adaptant, à la fin de leur carrière, au néoclassicisme à la mode.

Lundi 7 février
Cours 5 : Du goût à la grecque à l’avènement de la République
18h30- Amphithéâtre de la Salle des Fêtes
Dès la fin des années 1750 émerge un goût particulier pour l’Antiquité qui inspire aux sculpteurs des thèmes nouveaux et des formes épurées qu’encense la critique d’art. Les amateurs favorisent la production de statuettes délicates, tandis que Jean-Antoine Houdon renouvelle brillamment l’art du portrait. Sous le règne de Louis XVI, la commande des Grands Hommes célèbre le passé national et atteste la vitalité de la scène artistique française à la veille de la Révolution.

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  • Sculpture

Confort / services

Ouverture

  • Du 10/01 au 07/02/2022, tous les jours de 18h30 à 19h30.

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Coordonnées GPS : 46.562132, 3.330305 Calculer mon itinéraire