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Un après-midi à Street Art City !

Posté le 29 mai 2017 par Notre stagiaire du moment

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Voulant profiter pleinement de cette belle journée ensoleillée, je décide de m’immerger le temps de quelques heures dans l’univers de l’art urbain. Et pour cela, je me rends en pleine campagne, à Lurcy-Lévis. Après environ 40 minutes de trajet en partant de Moulins, j’arrive sur le site où je récupère directement un billet d’entrée et me gare sur le parking. Une guide est placée au départ de la visite, rapidement un petit groupe de visiteurs se forme autour d’elle et c’est le début de notre promenade artistique haute en couleur.

Nous apprenons alors que le site abritait à l’origine un centre de formation des PTT, abandonné en 1992. Le projet de Street Art City voit le jour en 2015 et dès l’année suivante, le site ouvre ses portes aux artistes leur permettant de s’exprimer librement dans cet espace de 10 hectares disposant de pas moins de 22 000 m² de murs et de façades.
Pour l’année 2017, près de 80 artistes venant du monde entier sont attendus pour faire grandir encore un peu plus ce haut lieu de création. Street Art City est une véritable expérience humaine pour les artistes car c’est avant tout un lieu d’échange et de partage. Les propriétaires ont l’ambition d’en faire « la Villa Médicis » du Street Art et proposent à chaque artiste le matériel, le gîte et le couvert.  Et quant au visiteur, c’est une immersion dans cet art contemporain très diversifié.

Nous débutons par une visite des extérieurs. Nous découvrons une fresque de l’artiste Ojidjo représentant le regard d’un homme derrière des barreaux. Les fenêtres du bâtiment qui étaient pourtant une contrainte importante n’ont pas empêché l’artiste d’y laisser son œuvre remarquable. La guide nous explique les différentes techniques des artistes, certains utilisent la bombe, d’autres le rouleau comme l’Argentin Alaniz. Petite anecdote amusante, le graffeur franco-gabonais Artiz Nota Crime a utilisé une méthode originale, en effet il a réalisé son œuvre colorée à partir de pots de peintures déversés du haut du toit.

Par la suite, nous nous approchons du bâtiment principal appelé l’Hôtel 128 du fait de ses 128 chambres. Il est aujourd’hui désaffecté et offre aux artistes l’opportunité de créer leur œuvre « cellule » du sol au plafond. Pour le moment, ce bâtiment est uniquement réservé aux graffeurs mais dans quelques mois, le public pourra le visiter.

Nous nous contentons donc des façades extérieures de celui-ci ce qui est déjà pas mal. En effet, je suis surprise par le réalisme et le message diffusés par ces œuvres. Au coin de l’Hôtel, nous apercevons l’artiste français Snake en plein travail, ce qui est réellement impressionnant. A mes yeux, la fresque de l’artiste est terminée, mais je constate que celui-ci n’hésite pas à peaufiner les derniers détails.

Belle et la bête par Costwo - Street Art City -MC

Réinterprétation de La Belle et la Bête de l’Allemand Costwo

La dernière partie de la visite est celle des intérieurs. Nous découvrons un café galerie dans une ambiance industrielle qui colle parfaitement avec le lieu. Ce coin est vraiment agréable pour passer un petit moment autour d’une boisson ou d’une collation. Petit clin d’œil, des petites bombes aérosols sont vendues à l’unité. J’aperçois de loin le long couloir de l’Hôtel 128 qui est ouvert uniquement aux artistes pour le moment, certains sont peut être en plein travail. Nous descendons un escalier où il sent bon la peinture, certaines œuvres doivent être toutes récentes.

Bombes de peinture - Street art city - MCNous arrivons dans une salle où des toiles sont exposées. Certaines sont faites sur du carton avec des morceaux de tissus ajoutés pour accentuer le relief, c’est le cas des œuvres de l’Espagnol Asier. La majorité de ses toiles représente le visage d’une petite fille qu’il a adopté.  Ma toile préférée est d’ailleurs une œuvre de cet artiste « Nous sommes tous lumière ».

Au cours de la visite, j’ai compris que Street Art City était avant tout un espace de liberté et d’expression. Les artistes sont entièrement libres, ils n’ont pas à fournir d’esquisses à l’avance. Certains ont une idée bien précise en tête et d’autres se laissent porter par l’espace qui leur est offert. Le site commence à avoir une belle renommée que ce soit auprès du public que des professionnels, en effet depuis le début de l’année, 700 candidatures d’artistes ont été envoyés. Le projet est ambitieux mais il permet de réaliser pour ceux qui en doutaient que le Street Art est un mouvement artistique à part entière. La plupart des artistes viennent des Beaux-Arts et utilisent différentes techniques : graffitis, mosaïques et bien d’autres encore.
J’ai aussi pu constater que des gens de tout âge étaient présents ce qui montre que cet art s’adresse à tout le monde. Ce site mérite d’être vu au moins une fois et pour ma part, je reviendrai !

Mathilde, saisonnière à l’Office de Tourisme de Moulins et sa région.

Informations pratiques :

  • Où ?
    Lurcy-Lévis se situe à 40 km au Nord-Ouest de Moulins. Une fois dans le bourg de Lurcy-Lévis, le Street Art City est indiqué, il faut prendre la direction de Béguin.
    Béguin n°5, 03320 Lurcy-Lévis
  • Quand visiter ?
    Du 10 juin au 5 novembre : Tous les jours de 11h à 19h.
  • Combien ça coûte ?
    Adulte : 12  (+ 8€ pour l’entrée facultative à l’Hôtel 128)
    Enfant : gratuit jusqu’à 16 ans.
    Groupe (sur réservation à partir de 30 personnes en visite guidée): 8€
  • En savoir plus
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